Obsèques.—Est du féminin.
Obus.—Ou prononce obuz (Académie). Est du masculin.
Occuper.—Ne pas confondre s’occuper de et s’occuper à. S’occuper de quelque chose: y penser, en avoir la tête remplie, chercher les moyens d’y réussir. Il s’occupe beaucoup de ses affaires. Il s’occupe de détruire les abus. Il s’occupe de son jardin.—S’occuper à quelque chose: y travailler. Il s’occupe à détruire les abus. Il s’occupe à son jardin. Il s’occupe à l’étude des belles-lettres.
Œuvre.—Ce mot est presque toujours du féminin. Excepté quand il désigne la pierre philosophale (dans ce cas il est toujours accompagné de l’adjectif grand: le grand œuvre); quand il se dit de l’ensemble des ouvrages d’un musicien, d’un graveur (l’œuvre entier de Meyerbeer, de Dürer), en termes d’architecture, quand il est pris dans le sens de bâtisse (le gros œuvre de cette maison est achevé). Œuvre, dans ses acceptions ordinaires, se met quelquefois au masculin dans le style élevé.
Offre.—Ce mot, qui était autrefois du masculin, est maintenant du féminin.
Oie.—Est du féminin.
Ombrage, Ombre.—Ne pas confondre ces deux mots. Ombrage est un terme particulier et spécial; il ne se dit que de l’obscurité produite par l’assemblage des branches et des feuilles d’arbres qui s’interposent entre la source de lumière et l’objet qui est dans l’ombre. Se reposer sous les ombrages d’un parc; cette forêt offre un ombrage impénétrable aux rayons du soleil.—Ombre est l’obscurité produite par un corps opaque qui intercepte les rayons lumineux. Ce terme est général, et se dit de toutes les causes qui peuvent produire ce phénomène: L’ombre de la terre cause l’éclipse de la lune; on se met à l’ombre d’un mur, à l’ombre d’un arbre.
Omnibus.—Est du masculin.
On.—On demande toujours le verbe à la troisième personne du singulier. Quand on est chrétien, de quelque sexe qu’on soit, il n’est pas permis d’être lâche (Fénelon). On peut être honnête homme et faire mal des vers. Cependant, si le sens indique clairement qu’on parle d’une femme ou de plusieurs personnes, on doit être suivi d’un féminin ou d’un pluriel. On n’est pas toujours jeune et jolie. On n’est point des esclaves pour essuyer de si mauvais traitements.
Il faut bien prendre garde de se laisser tromper par la prononciation, et d’omettre la négation ne après on, lorsque l’e de cette négation s’élide avec la voyelle du mot suivant. Ecrivez: On n’est pas toujours jeune et jolie; et: On est toujours trop disposé à croire le mal; comme si vous écriviez, vous ne serez pas toujours jeune et jolie; vous êtes toujours trop disposé à croire le mal. Si l’on en parle bien et si l’on n’en parle bien ont une signification toute contraire, bien que la prononciation soit la même.