Avec le verbe nier, le verbe de la proposition subordonnée se met au subjonctif. Nier qu’il y ait des peines et des récompenses après le trépas, c’est nier l’existence de Dieu.

On peut indifféremment mettre ou supprimer la négative. Je ne nie pas qu’il n’ait fait cela, ou qu’il ait fait cela (Acad.). Mais il faut toujours mettre la négative quand le verbe nier est sous une forme interrogative: Peut-on nier qu’il n’ait commis cette faute? Lorsque le sens de la proposition est affirmative, le verbe de la proposition subordonnée ne prend point ne. Je nie qu’il soit venu.

Nom.—Noms collectifs ou collectifs. La règle des collectifs est longue, mais elle peut se réduire à ceci. Quand le verbe a pour sujet un collectif suivi d’un nom pluriel lui servant de complément, il s’accorde avec le collectif, si le collectif est général, et avec le nom pluriel, si le collectif est partitif. L’emploi du singulier ou du pluriel dépend quelquefois de la pensée de l’écrivain. On dira: La foule des humains est vouée au malheur. Une foule de pauvres reçoivent des secours. Des enfants qui naissent, la moitié tout au plus parvient à l’adolescence. La moitié de nos concitoyens vivent et meurent loin de la patrie.

Le collectif est général lorsqu’il exprime l’idée dominante; partitif, quand l’idée dominante est surtout exprimée par le complément.

Mais les collectifs: la plus grande partie de, le plus grand nombre de, la plupart de, une infinité de, peu de, assez de, trop de, combien de, sont des collectifs partitifs qui commandent en général l’accord du verbe avec le complément qui suit l’une de ces expressions. La grande partie des citoyens, une infinité de citoyens croient que......

Lorsque les mots peu, beaucoup, la plupart, etc., sont relatifs à un substantif pluriel sous-entendu, le verbe se met également au pluriel. La plupart pensent, c’est pour: la plupart des hommes pensent. Le bonheur! tout le monde en parle, peu le connaissent.

Quand le collectif partitif est suivi d’un nom singulier, le verbe se met au singulier. La plupart du monde ne se soucie pas de l’intention ni de la diligence des auteurs.

Nu.—Nu, employé sans article et devant un substantif, demeure invariable, et se joint par un trait d’union à ce substantif: nu-tête, nu-pieds, nu-jambes. Il lui parle nu-tête (Acad.). Les courtisans vont nu-tête; les esclaves vont nu-pieds. Lorsque le substantif qualifié par l’adjectif nu est déterminé par l’article la, cet adjectif, quoique placé avant le nom, subit l’accord. Le donateur s’est conservé la nue propriété de ses biens.

[O]

Obélisque.—Pyramide élancée faite d’une seule pierre. Est du masculin.