Ride.—Est du féminin.
Rien moins.—Précédée du verbe être et suivie d’un adjectif, cette locution à le sens de la négation. Elle n’est rien moins que belle, c’est-à-dire: elle n’est pas belle. Lorsque rien moins est suivi d’un substantif, il peut avoir le sens positif ou le sens négatif. Vous lui devez de la reconnaissance, car il n’est rien moins que votre bienfaiteur (il est votre bienfaiteur). Vous pouvez vous dispenser de reconnaissance envers lui, car il n’est rien moins que votre bienfaiteur (il n’est pas votre bienfaiteur).
Rien moins, ou rien de moins, avec un verbe impersonnel, a aussi un sens négatif. Il n’y a rien de moins certain que vos succès (vos succès ne sont point certains). Avec un verbe actif ou neutre, le sens de rien moins a besoin d’être déterminé par ce qui précède. Vous le croyez votre concurrent; il n’aspire à rien moins qu’à vous supplanter (il n’est point votre concurrent). Vous ne le regardez pas comme votre concurrent; cependant il n’aspire à rien moins qu’à vous supplanter (il est votre concurrent) (Acad.). Ces équivoques doivent être évitées.
Sableux, Sablonneux.—Ne pas confondre ces deux mots. Sableux signifie: qui est de la nature du sable (roche sableuse); ou qui contient du sable (farine sableuse, marne sableuse).—Sablonneux: qui contient beaucoup de sable: chemin sablonneux (et non sableux); terre sablonneuse (et non sableuse). Cependant, en poésie, ces mots s’emploient l’un pour l’autre.
Saint.—Le mot saint s’écrit par une minuscule, et sans trait d’union, devant le nom du saint: Les apôtres saint Pierre et saint Paul (Acad.). Lorsqu’on veut désigner la fête du saint, ou une église, une rue, un fleuve, un vin, etc., portant le nom d’un saint, ce mot s’écrit par une majuscule, et se joint au mot suivant par un trait d’union. La Saint-Joseph, l’église Saint-Jacques, le fleuve Saint-Laurent.
Quand saint est écrit par abréviation, le s est toujours majuscule: Les apôtres S. Pierre et St. Paul. (On voit que l’abréviation peut s’écrire de deux manières.)
Sang.—S’emploie quelquefois au pluriel. Avoir les sangs tournés.
Bescherelle donne sens rassis, et ajoute: “On écrit aussi sang rassis.” L’Académie condamne cette dernière expression.
Sans.—Ecrivez: sens dessus dessous, et non sans dessus dessous.