Brou.—Est du masculin. Signifie: écale verte de la noix; n’est pas français dans le sens d’écume, de mousse.
Brouillon.—Est français. Se dit bien d’un homme qui aime à brouiller, à mettre le désordre; mais en parlant d’un cheval, c’est une faute de donner à ce mot le sens d’emporté, de fougueux.
Brûlé.—N’est pas français pour désigner tout ou partie de forêt, de tourbière brûlée.
Brûler.—C’est une erreur de dire: Cet homme a brûlé sa maison, dans le sens que sa maison a été détruite par le feu sans qu’il y ait de sa faute. On ne peut, non plus, employer brûler absolument, et dire: Il a brûlé, pour signifier qu’il a perdu, dans un incendie, sa maison ou quelque autre bâtiment.
Brûleur.—N’est pas français dans le sens de bec de lampe. C’est un anglicisme (burner).
Brumasser.—Il brumasse signifie, en français: le temps brumeux qu’il fait. Au lieu de dire: il brumasse, dites: il bruine, il tombe de la bruine (petite pluie froide et fine).
Brun.—Ne dites pas: un cheval brun, mais bai brun. Le mot brun ne s’emploie pas seul pour désigner la couleur du cheval, du bœuf, etc.
Brunante (à la).—Cette expression n’est pas française. Il faut dire: à la brune, sur la brune.
Buberon, Buveron.—Corruption de biberon: petit vase à bec ou à tuyau pour faire boire un enfant.
Bûcheur.—Par extension, veut dire travailleur. C’est un bûcheur, c’est-à-dire, il travaille avec constance, énergie. Mais n’est pas français dans le sens de bûcheron: manœuvre qui abat des arbres dans une forêt.