Cabasser.—Signifiait: amasser, voler, mentir, etc. N’est plus usité dans ces sens. Se dit dans quelques provinces en France, pour: rompre la tête. C’est donc une faute de donner à cabasser le sens de tracasser, fatiguer, inquiéter. Au lieu de: Ce procès le cabasse, dites: Ce procès le tracasse, le fatigue, etc. Au lieu de: Cet homme est cabassé, dites: Cet homme est fatigué, abattu, las.

Caboche.—Dites: Tête de pavot, et non caboche. C’est une faute d’appeler caboche, les capsules des plantes.

Cabrouet.—Dites haquet, et non cabrouet, pour désigner cette sorte de charrette longue, étroite et sans ridelles, pouvant prendre une inclinaison qui facilite le chargement et le déchargement de barils, de ballots, etc. Le cabrouet est, d’après Bescherelle, une petite charrette en usage dans les colonies pour porter les cannes à sucre au moulin.

Dites camion, et non cabrouet, pour désigner la voiture basse à quatre roues que l’on emploie beaucoup dans le commerce en gros pour transporter les marchandises.

Cachette.—Est français, mais non dans le sens de jeu d’enfants. Dites: cache-cache. Au lieu de: Jouer à la cachette, dites: Jouer à cache-cache.

Cadre.—Bordure dans laquelle on place un tableau, un objet d’art, etc. Le cadre d’un tableau, d’une glace. Mais il ne faut jamais donner ce nom à la gravure, au tableau lui-même.

Ne dites pas: filet à trois cadres, tringle à six cadres, mais filet à trois carres, tringles à six carres.

Caduc.—Signifie en français vieux, qui a perdu ses forces. C’est une faute de lui donner le sens de triste, abattu.

Cage.—C’est une faute de donner à ce mot le sens de train de bois, ou radeau; assemblage de bois de charpente ou autre, assujetti avec des liens, qui est entraîné par le courant d’une rivière.

Le train de bois est composé de différentes parties assemblées, que l’on appelle ici à tort crib, mot anglais qu’il faut traduire par: coupon (d’un train de bois), ou brelle.