Urbs erat interea Francorum inhospita turmis,
Maurorum votis adsociata magis,
dit Ermold Nigel (I, 67) en parlant de Barcelone.—M. Amari est aussi d’opinion que la condition des Siciliens sous les musulmans était meilleure que celle des peuples italiens qui vivaient sous la domination des Lombards ou des Francs (Storia dei Musulmani di Sicilia, t. I, p. 483).
[56] Maccari, t. II, p. 17.
[57] Voyez le 2e article des actes du XVIe concile de Tolède, tenu en 693.—Vers la fin du VIe siècle, Masone, évêque de Mérida, convertit beaucoup de païens. Paulus Emeritensis, De vita P. P. Emeritensium, p. 358.
[58] Un auteur espagnol qui écrivait au XVIIe siècle, sous le règne de Philippe IV, s’exprime à ce sujet en ces termes: «Il n’est pas étonnant que les habitants des Alpuxarres aient abandonné si facilement leur ancienne foi. Ceux qui demeurent à présent dans ces montagnes sont des Christianos viejos (vieux chrétiens), ils n’ont pas dans leurs veines une goutte de sang impur, ils sont sujets d’un roi catholique, et cependant, faute de docteurs et par suite des oppressions auxquelles ils sont en butte, ils sont si ignorants de ce qu’ils devraient savoir pour obtenir le salut éternel, qu’il leur reste à peine quelques vestiges de la religion chrétienne. Croit-on que si aujourd’hui, ce qu’à Dieu ne plaise, les infidèles se rendaient maîtres de leur pays, ces gens-là tarderaient longtemps à abandonner leur foi et à embrasser les croyances des vainqueurs?» Pedraça, Historia eclesiastica de Granada, fol. 95 v.
[59] Voyez le 6e article des actes du XIIe concile de Tolède.
[60] Voyez Vita Johannis Gorziensis, c. 120.
[61] Marina, Ensayo. t. II, p. 5 et suiv.
[62] Samson, Apolog., L. II, c. 8.
[63] Voyez Alvaro, Epist. XIII, c. 3; Samson, Apolog., L. II, c. 2, 4.