X
LE VOYAGEUR
L’herbe fleurit toujours au creux frais de ton ventre,
Terre, pourquoi refuser ton ventre au voyageur ?
Et si le seigle est mûr, il a faim et ses mains
Tremblent d’amour quand il pense à toutes les gerbes.
Il sait que la forêt bleue et verte est ouverte
Aux chiens qui vont flairer le parfum des tanières :
Les fleurs fanées d’hier ont des odeurs d’étoiles,
Mais le vieux ciel est moins cruel que l’aubépine.
La spirale s’enroule aux serpents de l’éther,