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LE VOYAGEUR

L’herbe fleurit toujours au creux frais de ton ventre,

Terre, pourquoi refuser ton ventre au voyageur ?

Et si le seigle est mûr, il a faim et ses mains

Tremblent d’amour quand il pense à toutes les gerbes.

Il sait que la forêt bleue et verte est ouverte

Aux chiens qui vont flairer le parfum des tanières :

Les fleurs fanées d’hier ont des odeurs d’étoiles,

Mais le vieux ciel est moins cruel que l’aubépine.

La spirale s’enroule aux serpents de l’éther,