Les pavés sous nos poids deviennent de la mousse,

Nous aspirons l’odeur des herbes et des fontaines.

Un printemps nous enveloppe de son sourire,

Entre nous et le bruit un rideau de verdure

Tremble et chatoie, nous protège et soupire,

Cependant que notre âme s’exalte et se rassure.

O vie ! Fais que ce léger rideau de verdure

Devienne une forêt impénétrable aux hommes

Où nos cœurs, enfermés dans sa fraîcheur obscure,

Soient oubliés du monde, sans plus penser au monde !