IV
LES FOUGÈRES
O Forêt, toi qui vis passer bien des amants
Le long de tes sentiers, sous tes profonds feuillages,
Confidente des jeux, des cris et des serments,
Témoin à qui les âmes avouaient leurs orages.
O Forêt, souviens-toi de ceux qui sont venus
Un jour d’été fouler tes mousses et tes herbes,
Car ils ont trouvé là des baisers ingénus
Couleur de feuilles, couleur d’écorces, couleur de rêves.
O Forêt, tu fus bonne, en laissant le désir