Le cœur pur où fulgure obscur le diamant.

Çà et là des ors tels que des lampes légères ;

Plus haut planent lucides les verts évanescents ;

Les désirs, s’envolant sur le dos des chimères,

Jouent avec la lumière et le crin des crinières.

Soleil ! salut, sauveur ! Salut, soleil vivant,

Maître du ventre nu et prince de la terre !

Salut, âme ! Et salut chair, sauvées du néant !

Ame, donne ta grâce, et chair, donne ton sang.

LES SAINTES DU PARADIS