O pourpiers de mon frère, pourpiers d’or, fleur d’Anhour,

Mon corps en joie frissonne quand tu m’as fait l’amour,

Puis je m’endors paisible au pied des tournesols.

Je veux resplendir telle que les flèches de Hor :

Viens, le kupi embaume les secrets de mon corps,

Le hesteb teint mes ongles, mes yeux ont le kohol.

O maître de mon cœur, qu’elle est belle, mon heure !

C’est de l’éternité quand ton baiser m’effleure,

Mon cœur, mon cœur s’élève, ah ! si haut qu’il s’envole.

Armoises de mon frère, ô floraisons sanglantes,