Je songerai aux mains qui ont touché l’hostie,

Aux mains qui ont béni et qui ont baptisé ;

Je songerai aux bagues, aux cierges, aux agonies ;

Je songerai aux yeux des femmes qui ont pleuré.

Je songerai aussi aux morts du cimetière,

A ceux qui ne sont plus que de l’herbe et des fleurs,

A ceux dont les noms se lisent encore sur les pierres,

A la croix qui les garde jusqu’à la dernière heure.

Quand nous reviendrons, Simone, il sera nuit close ;

Nous aurons l’air de fantômes sous les sapins,