IV
LES GRANDS LYS PALES

Songez au sourire pâle des grands lys dans la nuit.

Ils ont des faces tristes et de beaux airs penchés ;

Leur regard s’allonge en lueur douce et poursuit

Ceux qui marchent dans le jardin le front penché.

Songez que les grands lys écoutent les paroles

Qui sortent des abîmes où sommeillent les cœurs.

Ils tendent comme des oreilles leurs corolles

Et ils n’oublient jamais le murmure des cœurs.

Ils écoutent si bien qu’ils entendent le silence ;