Ils entendent le bruit du sang dans les artères,
Ils entendent les épaules frissonner en silence,
Ils entendent ce qu’on tait et qu’on voudrait taire.
Les lys aux faces tristes entendent les dentelles
Que le vent et la vie gonflent sur les corsages,
Ils entendent les cheveux doux comme des dentelles
Qu’un souffle agite et tourmente en signe d’orage.
Les lys aux faces tristes regardent dans la nuit ;
Ils voient lorsque les mains se rapprochent tremblantes
D’avoir osé s’unir un instant dans la nuit,