Quel sale pauvre! Il doit être dangereux... (A ce moment, la trompe sonne encore au haut de la tour.) C'est lui, c'est mon Phébor! (Elle se lève, agitée, criant:) Venez! Venez!
(Les suivantes arrivent, se disant les unes aux autres:)
Les voilà! Les voilà!
(Toutes portent des fleurs, des couronnes, des chapels de roses, mais c'est la Petite qui tient, très fière, le plus gros bouquet.
En même temps, des hommes d'armes et des valets se rangent au pied du perron, et Phébor paraît, àcheval, tenant en main la bride d'un autre cheval, houssé de blanc et sellé d'une selle du femme, une sorte de panier.)
PHÉNA
se précipite àla rencontre de Phébor, lui saisit la main qu'elle baise avec passion.
Te voilàdonc, ô Phébor! Je défaille de joie. Tu es seul? Tu es donc seul?
PHÉBOR
Il descend de cheval et s'agenouille pour porter à ses lèvres le bas de la robe de Phéna. Puis tous deux montent les degrés du perron.
Je n'ai pas perdu votre fille en route, Madame. Je l'aime trop pour cela. Tenez, la voici.