(Paraît Phénissa, menant le pauvre par la main.)

PHÉNISSA

Je l'ai trouvé près des cuisines, mère, et les chiens aboyaient après lui. Alors je l'ai fait boire et je lui ai donné de quoi vivre un jour. Quelle bénédiction pour mon retour! Je suis contente. (Au mendiant:) As-tu assez? Tiens, voilàde l'argent, tiens!... Ah! je n'ai plus rien, tu reviendras. Tu seras mon pauvre, à moi, àmoi toute seule, et tous tes frères sont mes frères.

PHÉNA

Elle aime donc toujours les pauvres?

PHÉBOR

Oui, elle aime les pauvres.

(Les suivantes descendent empressées vers Phénissa, en répandant sur les marches des fleurs effeuillées, puis la conduisent àPhéna, qui la baise au front, selon le cérémonial.)

DEUXIÈME ÉPISODE

(Une salle du palais.)