—Petit adoré!

Nulle réponse, nul geste, nul cillement.

Alors elle le prend dans ses bras, mais il est inerte, et si lourd, le frêle amoureux, si lourd, que ses puissants bras de reine charnelle sont trop faibles pour le frêle amoureux si lourd.

Des essences, de l'eau, du vinaigre, des sels!

Nul geste, nul cillement, nul souffle.

Il est mort.

«Petit Adoré est mort. Il est mort, il est mort, il est mort…»

Il est mort!—Elle disait cela, elle chantait cela, elle pleurait cela: Mort, mort, mort!—Et c'était vrai.

Elle se redressa, dégrisée, maîtresse d'elle-même; non plus folle d'amour ni de douleur, mais sérieuse et décidée, et brave.

Dans le lit pairé et tapoté, bien refait, calme, sévère, elle coucha son amant selon la plus chaste attitude, selon le repos le plus pur, le drap revenant jusqu'au menton, les bras sortis du drap, les mains jointes sur la poitrine, aux mains un crucifix, parce que c'est le symbole le plus évident de la mort, celui qui dit le plus clairement la vérité dernière et le dernier état de l'homme,—voix muette, mais si éloquente, si funèbre, mais si absolue!