Un soir de mortes et d’absentes,
Où l’on rêve aux rêves d’hier.
Et voilà que, par un soir à peu près pareil, un soir d’été, mais de brume encore, je me trouve seul, dans les déblais
Et les rêves obscurs où s’endorment les choses,
Parmi la poussière et l’odeur des vieilles roses.
Elles gisent à terre, les vieilles roses, et leur odeur ancienne monte d’entre les plâtras, et le bruit de la démolition emporte toute paix, mais je persiste, moi ! sur ces ruines et j’écris de ces choses en attendant qu’elles se reconstituent. On les détruirait toutes, autour de moi, que je garde les éléments de leur résurrection.
La vasque s’est remplie peu à peu de feuilles mortes,
N’y cherchez pas d’eau pure. Celle que la pluie apporte
A été bue goutte à goutte par les oiseaux,
Il n’y reste rien que la mort. C’est un tombeau.