VITRAIL ROMANTIQUE

Les dalmatiques d'or qu'arrête un lourd fermail,
Les yeux illuminés de mystère et de joie,
Les fronts auréolés et les chairs du vitrail,
Topazes et grenats où le soleil flamboie

C'est vers ce rêve, ayant dépassé le portail, qu'elle s'avance, lente et riante. La soie blonde de ses cheveux fins, sous le fin tramail, comme une ardente gloire, irradie et rougeoie:

«On pouvait se vêtir de pourpres, de soleils, de flammes, de brocarts, jadis, au temps des reines, porter des passions rouges, des ors vermeils.

«Les corps ne devaient être, et les esprits, pareils, ni de neige trempé le sang hautain des veines, ni les cœurs avec soin enfermés dans des gaines.»

5 avril 1887.

RONDEL

Honneste mort ne me desplaist.
FRANÇOIS VILLON.

Honnête mort ne me déplaît,
Si vous raillez encore, madame.
D'amour qui ne va jusqu'à l'âme,
Mieux que d'aimer mourir me plaît.

Hélas! C'est ainsi qu'il lui plaît
De s'amuser! Eh bien, madame,
Honnête mort ne me déplaît.