«Il le fallait. Alors, j'ai commencé de les laisser seuls, après avoir excité Paul par de petites tendresses pour ma femme adorée: Je baisais Juliette dans le cou, un peu longuement, puis ceci, puis ça, et je sortais. Une brève course: «Faites donc un peu de musique.»
«Il le fallait. Je sortais, je rentrais en faisant du bruit, et dans le silence du petit salon, un subit accord... «Eh bien, on ne s'est pas trop ennuyé?» Elle, presque câline et moins laide, déjà: «Non, Paul est si gentil, mais tu abuses de lui!»
«C'est fait. Juliette a un amant. Donc, elle n'est pas si affreuse qu'elle en a l'air. C'est fait. Ah! je n'en suis pas fâché! Tout le temps, je me disais, ce soir: «Il la dévêt, elle sourit, sérieuse un peu, tout de même, il pose ses lèvres ici et là, il la prend en ses bras, il la couche, il vient, etc. Ça fut une pénible soirée. C'est fait.»
Les capricantes aiguilles de Popp, les Popp disaient minuit,—et plus: minuit passé les yeux suraigus des femmes blêmes.
Sonner. Monter. Entrer.
Elle dormichonnait, agitée. La lampe, pas baissée, illuminait sa gorge et ses bras nus.
«—Tu dors, chère? Tiens, cette petite tache rose, au sein, là... Tu te serres toujours trop dans ton corset... Ah! mais, tu sais, je te trouve charmante, ce soir! Oh! ce regard m'excite! Attends, petite coquine!»
Il chantonnait: «C'est fait, c'est fait, c'est fait!»
Après un silence, il redit, se rapprochant du lit: