Thérèse lui jeta un coup d'œil qui demandait: «Pourquoi vous retirer?» Il ne parut pas s'en apercevoir.
Le cercle se reforma, sans qu'il y fût compris, près de la fenêtre par où venait le parfum violent des géraniums.
—Madame, dit Claude, debout et la main gauche retenant son sabre, je suis désolé d'interrompre votre lecture. Si je suis entré, c'est qu'on m'a prévenu que M. Maldonne ne se trouvait pas au jardin.
—Mais vous ne troublez rien, monsieur, je vous assure, dit madame Maldonne, en retouchant les plis du fichu de tulle noué autour de son cou. La lecture pourra se reprendre bien facilement... Désarmez-vous, je vous prie.
—Et asseyez-vous, dit M. Maldonne, que nous nous voyons un peu. Après quoi, nous irons tous deux causer histoire naturelle.
Claude sortit pour accrocher son sabre au porte manteau, puis revint s'asseoir à droite de Thérèse, en face de madame Maldonne.
—Croiriez-vous, monsieur, dit celle-ci, que nous lisions un conte!
—Il y en a de si sérieux, madame!
—Un chef-d'œuvre, alors. On n'a rien écrit de pareil en prose du midi.