—De l'astronomie, monsieur? Croyez-vous?
—Ce qu'il y a de sûr, interrompit M. Maldonne, en se levant à son tour, c'est que mon cher beau-frère ne serait pas fâché de reprendre sa lecture.
—Moi? mais je n'ai pas dit cela.
—Non, tu le penses seulement. Eh bien! achève, mon ami, replonge-toi dans l'histoire de l'Élixir du Père Gaucher. Nous autres, nous sortons, et nous n'aurons rien à vous envier, car il fait une soirée admirable!
Il répéta, en désignant l'horizon: «Oui, admirable!» Et le mot tomba au milieu du silence embarrassé de tout le monde.
—C'est bientôt nous quitter, monsieur, dit enfin madame Maldonne, et j'insisterais, si mon mari n'était pas très heureux de vous avoir pour lui seul.
Les yeux de mademoiselle Thérèse, grands ouverts et tournés vers Claude, exprimaient le même regret.
Mais elle n'en dit rien. Elle se contenta de sourire aimablement, quand Claude s'inclina devant elle, et de suivre du regard, jusqu'au moment où la porte se referma sur lui, ce jeune lieutenant de réserve, qui partageait toutes ses prédilections pour les Étoiles de Daudet.
Claude, qui avait salué très froidement M. de Kérédol, se trouva seul dans le corridor, et bientôt dans le jardin avec M. Maldonne.
—Un peu étrange, mon beau-frère, n'est-ce pas? dit celui-ci timidement.