M. de Kérédol eut l'air surpris de la promptitude du calcul, et se demanda d'où venaient ces mathématiques. Il n'en demeura pas moins parfaitement correct, aimable même, fit deux fois encore le trajet d'un bout de la serre à l'autre, questionnant Claude sur la Coudraie, sur les dernières manœuvres, et sur de communes relations qu'ils avaient dans la ville. Puis il voulut prendre congé. M. Lofficial l'entraîna à deux ou trois pas, et, d'une voix qu'il s'efforçait de rendre confidentielle, mais qui arrivait bien nettement à Claude:

—Quant à votre projet pour demain, monsieur de Kérédol, je suis d'avis...

—Bien, bien, dit ce dernier, en essayant de dégager sa main...

Mais M. Lofficial le retint.

—Je suis entièrement de votre avis: distraction saine, excellente! Dites-le à Maldonne de ma part. Dites-lui que cette chère enfant ne peut pas toujours demeurer enfermée aux Pépinières...

—Je n'y manquerai pas... Au revoir! dit M. de Kérédol, en se dérobant rapidement à l'étreinte de M. Lofficial.

Il était devenu tout rouge et visiblement gêné.

Claude le vit saluer et s'éloigner en hâte, très nerveux, faisant avec sa canne un moulinet d'impatience.

—Qu'est-ce que c'est que ce concert? demanda-t-il en s'approchant de M. Lofficial.

—Vous ne saviez pas?