—Choisissez une petite brume.

Ils s'en allèrent, causant de la sorte, jusqu'au bout du porche. Là, M. Lofficial, qui n'était pas en tenue, s'effaça le long de la porte. Claude sortit, et, sur une poignée de main rapide, ils se quittèrent, l'un tout plein de sa propre joie, le second heureux de la joie de l'autre, comme il convenait à leurs deux âges.

Claude se rendit, sans plus tarder, chez M. Malestroit, lui exposa l'affaire, et reçut cette réponse:

—Une bonne partie, monsieur Claude, bien nourri, bien payé, pas grand'chose à faire, ça me va toujours, comptez sur moi.

Il alla ensuite chez Colibry, qui hésitait un peu, et finit par dire, de sa voix flûtée:

—Ça ne me convient guère, mais pour vous obliger, monsieur Claude, on ne demande pas mieux.

Le soir, dans sa bibliothèque, il feuilleta des livres d'histoire naturelle, pour y trouver la description de la sarcelle, la découvrit, la relut pour s'en mieux pénétrer. Puis il s'endormit, rêvant que la petite brume était venue, et qu'il tuait l'oiseau bleu, destiné à gagner le cœur du vieux père Maldonne.

IX

Vers le milieu de novembre, le temps se refroidit brusquement. Comme il passait devant la boutique du vannier, Claude s'entendit appeler.