»—Vous plaisantez, je ne le connais pas!
»—On aime toujours avant de connaître. Et puis, vous allez le connaître, il ne souhaite que cela... Approchez encore, que Louise n'entende pas: il vous demande un rendez-vous.
»—A moi! mais je ne suis pas de celles-là!
»—Vous vous fâchez? Vous ne le connaissez pas, en effet! Eh bien! voici les mots mêmes qu'il m'a dits, je vous les répète:—Vous demanderez, madame Mauléon, si Mademoiselle Gimel voudrait bien me faire l'honneur de m'accorder dix minutes d'entretien.
»—Il a dit: «l'honneur?»
»—Mais oui.
»—Vous êtes bien sûre?
»—Je l'entends encore: l'honneur, l'honneur, je le jurerais!
»—Alors, je dois accepter. L'honneur! C'est pour le bon motif! c'est... Ah! je vous en prie, madame, ne me donnez pas une fausse joie. Je ne suis qu'une pauvre fille. J'ai l'air de plaisanter souvent, mais c'est parce qu'il le faut. Je suis une tendre, tout au fond.
»—Comme moi!