Evelyne rougit, tourna la tête: il avait reglissé, gagné la porte et disparu.

Ce fut le tour d'un second employé, qui sourit d'un air entendu, en disant:

—Mesdemoiselles, je vous salue.

Puis, le caissier en second, M. Honoré Pope, entra, pressant sous son bras d'athlète amoindri par la graisse une liasse de papiers.

—Voilà, voilà du travail pour vos quenottes, mes enfants! dit-il.

Avec intention, il déposa la liasse sur la table d'Evelyne, et mit longtemps à détacher la sangle, ce qui lui permit de pousser le coude d'Evelyne. A la deuxième fois, celle-ci se recula, sans cesser de travailler. Le gros homme, qui parlait avec la moitié de ses lèvres seulement, l'autre restant close, dit, en visant à gauche et au-dessous:

—Pas la peine de faire tant de façons, mademoiselle Evelyne: on vous connaît, maintenant!

—Vieux satyre! Vous n'avez pas honte!

—Vous dites?

—Je dis: vieux satyre!