»—Trop courtes.
»—Alors, je les laisserai pousser. Mon air martial?
»—Le tendre me va mieux.
»—Je ne sais plus. Dites vous-même.
»—Ce qui m'a ravie, c'est que vous avez eu du respect pour moi. Nous ne sommes pas habituées...
»Voilà où nous en sommes. Un seul point nous inquiète: comment, par quelle carrière remplacer l'armée, où Louis ne peut pas rester? Il est jeune, il va chercher, à Paris d'abord, pour l'amour de moi... Je ferme vite cette longue lettre. Peut-être vous arrivera-t-elle en même temps que moi... Je pars cette nuit. On me fait conduire à la gare en voiture. Louis ne quittera la montagne que dans deux jours. A bientôt!»
»EVELYNE.»
VII
LA DOUBLE VISITE
Dès qu'il fut de retour à Paris, Louis Morand se mit en tenue, et se rendit chez son colonel, qui habitait, place d'Iéna, au-dessus des jardins et de la Seine. Il était dix heures du matin. Le congé du lieutenant ne finissait que le lendemain, et c'est ce qu'observa tout d'abord M. Ridault, en voyant venir à lui l'officier.