Et, dans la même semaine, les Saulieu commencèrent à recevoir.

C'était le tour de Jean-Marie à présent de « sortir ».

— Qui y avait-il? lui demanda mélancoliquement Élise.

— Oh! un monde différent de celui des Josse, moins savant sans doute, mais celui-là, enfin, régulier. Saulieu est très sévère : il a décidé de ne jamais admettre chez lui une femme non mariée à l'église.

Jean-Marie disait cela sans aucune ironie. Élise écouta cela sans ajouter aucun commentaire.

Arriva l'époque des vacances.

Comme toujours, à pareil moment, Jean-Marie se sentit envahi par la nostalgie de la mer et du pays natal. Élise le conduisit à la gare Montparnasse et revint seule jusqu'au quai du Louvre.

Encore si jeune, et de santé robuste, elle éprouvait que ses jambes ne la portaient plus ; elle crut aussi que les « choses tournaient ». Mais elle s'aperçut qu'il faisait extrêmement chaud, et aussi que sa vue était brouillée par les larmes. Jadis, en pareil cas, elle eût hélé un fiacre ; mais elle se souvint aussi que la plus étroite économie lui était imposée par les dépenses inconsidérées qu'elle avait faites en son appartement pour recevoir…

Pour recevoir!…

Elle poursuivit donc son trajet, à pied.