Et dire qu'on se demandait où le vaurien passait la nuit!

III

LES PAVILLONS, LES PERROQUETS ET LES DEUX DAMES

Et l'on se porta vers l'autre pavillon, fermé également par une grille. Minou suivit: il connaissait tous les lieux. Dans la cour, le chien aboyait toujours, et l'on voyait à deux fenêtres, entre les lamelles des persiennes, de petites barres horizontales et lumineuses.

La nuit était complète à présent et la lune commençait à donner sur la clairière. A sa lueur, qui jouait sur les toitures, on distinguait une herbe fine entre les pavés de la cour.

—Ce n'est pas loin, dit Gilles: mes enfants, demain, vous viendrez là et vous apprendrez à lire et à écrire!

Les petites ne se tenaient pas de joie. Leur mère demeurait pétrifiée.

Le père, lui, faisait le malin, et, sur le chemin du retour, il dit:

—Que serait-ce si je vous parlais du carrosse et des lézards verts!…

—Tais-toi, lui dit sa femme; j'en ai assez, et attendons le grand jour.