XIV
Dès les premiers temps du séjour de madame Dieulafait d’Oudart à Paris, madame Chef-Boutonne la prit à part et lui dit:
—Ma chère amie, écoutez-moi bien. Vous voulez que votre fils arrive, n’est-il pas vrai?... Bon!... Eh bien! il faut me croire: faites de lui un homme du monde.
—Mais...
—Oh! oh! ce n’est pas si simple!... Vous me direz: «Mais il est bien élevé!—J’en conviens.—Mais il a dans l’esprit une légèreté qui plaît!—C’est exact.—Mais partout où je le mène, il est fort bien vu!—Je ne vous dis pas le contraire... D’abord, sait-il danser?»
—Peuh!
—Paul, ma chère, danse depuis l’âge de six ans. A quinze, il a conduit le cotillon chez monsieur le doyen de la Faculté de droit, circonstance qui ne l’a pas desservi dans la suite, veuillez m’en croire... Il n’a pas son rival au boston...
—Devrais-je donc faire donner des leçons à Alex?
—Écoutez, il y a, à deux pas de chez vous, rue de l’Ancienne-Comédie, une salle où, pour des prix dérisoires, Alex aura un professeur excellent et sa femme. C’est là que Paul a appris: je ne puis mieux vous dire.
—Je suis effrayée de cette obligation nouvelle: le pauvre garçon a tant de peine à trouver le temps de travailler!