—Sans compter que nous manquons totalement de jeune premier!...

—Comment! faisait Alex, mais Paul?...

—Oh! monsieur Paul, sans doute, a un joli talent...

Alex leur disait:

—Ne voudriez-vous pas aussi que je vous fisse une conférence?

Et toutes de rire. Pourquoi riaient-elles? L’image d’Alex, substituée soudain à celle de Paul, et voilà Paul ridicule.

Les messieurs sérieux trouvaient Paul futile, et ceux qui étaient futiles le jugeaient assommant. Néanmoins une formule se créait qui courait aisément sur les lèvres: «M. Paul a un joli talent...» La patience des Parisiens à écouter poliment des inepties est sans égale. Mais la présence d’Alex indolent, élégant sans recherche et sans raideur, et qui ne voulait surtout pas être pris au sérieux, obligeait les esprits à la comparaison. On disait de lui:

—Ah! celui-là, par exemple!...

Quelqu’un répliquait:

—Mais c’est qu’il n’est point sot du tout, savez-vous?