Mais il y avait pis que cela.
* * * * *
Madame de Dracézaire, qui s'était mis en tête de retenir le ménage Jeton à Souzouches afin qu'il y fût au large pour avoir un enfant, arriva inopinément pendant que le ménage Jeton s'arrachait les cheveux à propos de la petite fille, et elle était autorisée à lui dire que le propriétaire de la maison consentirait une diminution importante si on louait à l'année, une diminution plus importante si on faisait un bail, et qu'au surplus il serait disposé à faire toutes concessions attendu qu'il se trouvait harcelé par un des notaires de l'endroit, fort mal logé et très désireux de la maison, mais avec qui il était à couteaux tirés.
—Je connais votre propriétaire, disait madame de Dracézaire, il est à un liard près, et il cédera aux instances du notaire; mais il vous laisserait la maison pour rien, dans l'unique but de jouer à son ennemi un bon tour.
—Il n'y a pas à hésiter, dit Jérôme: madame, en moins de trois semaines, j'ai déjà gagné deux kilos. Ma femme a pris des couleurs, et nous serions ici de petits rentiers fort à l'aise…
—Y penses-tu? objecta Sylvie à cause de madame de Dracézaire, mon ami, et ta situation!
—Ma situation? dit Jérôme.
—Peut-on parler ainsi! s'écria Sylvie, quand on est à la veille de répandre son nom par le monde entier!…
Et elle prenait à témoin sa nouvelle amie, en jetant un regard éperdu sur les papiers où était griffonnée la lamentable histoire de la petite fille.
—Il suffit qu'un nom soit honorable, dit madame de Dracézaire, et l'important est de le transmettre à ses héritiers… Allons! allons! un bon mouvement: que diable! vous aurez le temps, ici, aux veillées d'hiver, d'écrire vos «amourettes»; un petit voyage à Paris de temps en temps vous maintiendra en contact avec votre éditeur et vos amis influents: je fais préparer le bail qu'on vous apportera à signer demain…