—Oh! Robert, lui disait-elle, parlez plutôt anglais!
—Pourquoi? faisait Robert, ahuri.
—Parce que, dans cette langue, au moins, vous ne connaissez pas tous les termes...
Robert commençait à éprouver de l'embarras. Mais, comme sa nature n'était pas compliquée et que la fougue de son âge emportait tout le reste, il laissa sans vergogne s'envoler le reste, et demeura avec sa fougue.
Nul n'imagine qu'à la villa Mondésir quelqu'un pût venir au secours d'un jeune homme incertain. A Mondésir, on parlait jeux, danses et sports. Cela remplit très bien les intervalles du temps pendant lesquels on se repose de la fatigue des sports. Et celui qui se fût avisé, dans la conversation, d'intercaler un terme d'ordre moral, eût été aussi antédiluvien que les parents de Grenoble.
Aussi, l'innocent Robert ne crut-il manquer à aucune règle de sport, un soir, après avoir dansé à perdre haleine, en se présentant, comme il en avait le goût très net, à la porte de la chambre où couchait Gisèle. Il avait conservé son smoking.
Il frappa.
On répondit de l'intérieur, sans méfiance:
—Entrez!