—Nous sommes f...!

M. Durosay arrivait avec le petit jour, souriant, guilleret, l'œil malin, et le cou baissé, cependant, de quelqu'un qui s'en vient de jouer une bonne farce, mais qui, tout de même, pourrait bien être battu. Son premier geste fut de taper sur le ventre de Grandier qui allait au-devant de lui, machinalement, instinctivement, comme en l'espoir chimérique de le repousser. Cependant, il lui adressa le premier la parole:

—J'aurais grand'honte, fit-il, d'un ton de bonne maman courroucée.

—Hé! hé! gredin! dit M. Durosay, je ne l'aurais pas tout seul à ce qu'il paraît!

Et apercevant l'abbé appuyé à la rampe de l'escalier.

—Quoi! l'abbé aussi! l'abbé est de nuit! ah! je le dirai à monsieur le curé doyen!...

L'abbé au fond du corridor, se cachait les yeux et jetait ses grands bras efflanqués vers le ciel:

—Lui aussi porte les traces de la débauche sur son visage, psalmodiait-il de sa voix épuisée; et il est infesté de l'odeur immonde du bouc qui emplit toute cette maison et la désigne à la malédiction du Seigneur!

—Oh là; je gage que l'abbé a mal dîné encore aujourd'hui, et il manque d'indulgence... L'abbé! Eh bien! puisque bouc il y a, je me charge des péchés du monde et de celui que je vous fais commettre demain en vous accommodant en gentilhomme et vous menant souper à la Villa-des-Fleurs! hé! hé!...

—Dieu tout-puissant! murmura l'abbé.