—C'est là.
—Ah! fit M. de Jallais.
—Et ici, continua Septime qui éprouvait une espèce de volupté à se faire mal, ici, c'est Saint-Pont...
—Ah!
Et ils continuèrent de marcher en silence, puis M. de Jallais reprit:
—Qu'est-ce que c'est que Saint-Pont?
On voyait le château au bout d'une longue allée d'acacias centenaires: un fort et honnête corps de logis aux fenêtres à meneaux, flanqué de deux gros pavillons aux longs toits moussus; des pigeonniers en pointe, une chapelle. Un homme, d'assez maigre apparence, dont la figure était bonne et dont les yeux, extrêmement clairs, semblaient perdus en songe, tournait l'allée précisément.
—Saint-Pont, dit Septime, c'est la terre de ce monsieur-là qui est le comte de Thérouette et ruiné en bonnes œuvres, et ce sera la semaine prochaine celle de monsieur Lureau-Vélin qui est riche et très comme il faut. Il paraît que voilà trois siècles qu'il y a des Thérouette là dedans...
—Et il vend!...
—On le vend. Tu vois bien que ce n'est pas lui; tiens, il s'en va en chantonnant du côté de ses vieux murs, il n'a pas l'air de se douter qu'il n'est plus chez lui.