—Mais non! vous voyez bien que c'est pour rire!
Mon père répéta:
—C'est pour rire.
Son cœur se soulevait de pitié devant ce travestissement solitaire, qui témoignait du plus amer dépit secret de n'aller pas et d'être la seule à ne pas aller au bal costumé.
—Mais déposez donc votre chapeau! dit-elle. Nous allons danser, voulez-vous, en l'honneur des Plancoulaine?
—Oh! fit le docteur.
—Eh bien! quoi? qu'est-ce qu'il y a d'extraordinaire à cela? Nous tâchons de nous amuser une fois dans la vie.
Elle fit mine d'entrer dans le salon Plancoulaine:
—Bonsoir, chère madame! Que de temps depuis que nous n'avons eu le plaisir de vous voir!
Elle changeait de voix: