— Deux.

— Et même trois. Reprenons la manœuvre. Tu sais combien la poussière est dangereuse : c’est le « véhicule », comme ils disent, de toutes les maladies.

— En somme, Paris est plus sain.

— Ce n’est pas douteux. Quand, par hasard, il n’y pleut pas, on arrose. Mais on risque peut-être encore plus de se faire écraser.

— Tu crois ? Tiens, en voilà encore une !

— La vie est difficile à défendre, à notre époque démocratique, pour les gens, encore nombreux, qui ne roulent pas carrosse.

— Et dire qu’ici, à douze cents kilomètres de Paris, dans un des plus beaux sites du monde, deux honnêtes gens qui ont besoin de prendre l’air et veulent entendre ou raconter une histoire, ne peuvent ni marcher ni parler ! Où en étais-tu ? Le savant a une aventure avec sa femme… Bon. C’est tout de même curieux…

— Oh ! mais une aventure effroyable. C’était, figure-toi, un ménage stérile… Les cornues, les acides, les rayons X ou Y, enfin, sais-je, moi, quelle en était la cause ? Tout, hormis la volonté. Pendant dix ans, ça va tant mal que bien, et puis la femme fait un voyage…

— Ouiche !…

— Pas du tout ce que tu crois : elle fait un honnête voyage pour enterrer un parent. Le mari, lui, est trop absorbé par ses travaux ; il n’a pas le temps de remplir ce petit devoir de famille… Attention : Auto !