— Pourquoi? demanda Fontcombes, sans manquer un de ses effets.

— Parce que vous parlez poètes comme ferait un maître d’école, un ignorant, sinon un âne bâté.

— Oui-da! fit M. de Fontcombes, tendant à cet instant le jarret ; l’opinion, mademoiselle, est plaisante!…

— Si elle vous plaît, monsieur, ce n’est pas que j’y tienne, car j’ai peu souci de cela, bien au contraire.

— Encore, de grâce, veuillez vous expliquer, mademoiselle. Je ne me pique pas d’être savant ; je dis qui j’aime et ce que j’aime. Enseignez-moi, je vous prie.

— Je le ferai, monsieur. Il n’est besoin de posséder des légions de poètes : un seul les contient tous.

— Ah bah! mademoiselle, et lequel, s’il vous plaît?

— Monsieur, vous avez la bouche pleine d’Homère et de Virgile et de maints autres barbons très antiques ; dites-moi : avez-vous lu Alcindor?

— Alcindor?… répéta M. de Fontcombes.

— Alcindor.