Il revint le soir, à l'heure habituelle. Il ne s'était pas transporté sur les terrains; il n'avait pas vu la voiture.
—Mais, en revanche, lui dis-je, vous avez vu Chauffin?...
—Oui, dit-il, j'ai vu Chauffin.
—Et le cousin vous a-t-il reparlé de l'affaire?
—Le cousin, vous le connaissez! il n'a guère été question que de la corrida. Pour l'affaire, je dois voir Baillé lui-même; et je le préfère.
Une dame, venue déjà plusieurs fois visiter l'appartement, était décidée à le sous-louer aux conditions imposées par nous. Je pressais mon mari de conclure avec elle. Il me dit:
—Pas avant que je n'aie revu ces messieurs!...
Il escomptait à présent une affaire si belle, que peut-être pourrions-nous conserver l'appartement!...
Mon mari retourna chez son cousin qui ne lui dit rien de sérieux, mais, pendant que Chauffin avait le dos tourné, l'autorisa à aller chez Baillé-Calixte. Il alla chez Baillé-Calixte qui l'intéressa beaucoup en lui faisant visiter ses voitures en construction, et celle, particulièrement, qui était destinée à Gustave Voulasne, et en lui faisant jeter un coup d'œil sur les dix mille mètres de terrain à bâtir, mais ne lui parla point de l'architecte constructeur. Désespéré, mon mari s'enhardit à lui déclarer en confidence que son cousin Voulasne avait l'intention de lui confier les travaux. «Mais! cela ne dépend que de lui, répondit Baillé-Calixte: les dix mille mètres sont sa propriété, et c'est lui qui fait construire; je ne suis, moi, que locataire désigné.»—«Ah!»