—André! André! dit-elle; nous sommes perdus!
En ce moment, on frappa discrètement à la porte.
—N'y va pas! n'y va pas! dit-elle en se cramponnant tout entière à moi.
—Mais, ma chérie, c'est un domestique... laisse-moi!
—Va! soupira-t-elle en tombant dans le fauteuil, quasi anéantie.
J'allai à la porte où l'on continuait de frapper un peu plus fort.
—Qui est là?
—Monsieur, me dit la voix du cameriere, c'est un Monsieur qui tient à vous parler.
Je pensai instantanément que Marie avait reconnu la voix de son père. J'eus, un moment, le désir de la prendre dans mes bras et de me présenter ainsi à ce monsieur en lui disant: «Monsieur, arrachez-la-moi donc!» Je haussai les épaules à l'idée de mon extravagance. Que pouvais-je contre le père de cette enfant qui avait le droit de requérir toute la force légale? Le mieux était de l'affronter tout de suite.
Le domestique m'avait parlé en italien que Marie comprenait difficilement. Je lui dis que ce n'était rien, que le maître-d'hôtel me demandait pour quelque formalité.