On possède seulement plusieurs séries d’observations, de trop courte durée en général, et de valeur souvent médiocre, pour quelques stations du pourtour du désert. Malgré le peu de sécurité qu’offrent la plupart de ces observations, elles mettent bien en évidence l’allure essentiellement différente des saisons, au nord et au sud du Sahara.
Fig. 46. — Moyennes des températures à Ghardaïa.
Les courbes indiquent les moyennes des maxima et des minima.
Dans la région algérienne ou tunisienne, les courbes thermiques présentent un seul maximum en juillet, parfois en août ; les différences entre les moyennes des maxima et celles des minima sont considérables dans l’intérieur ; les chiffres relatifs à Ghardaïa sont suffisamment caractéristiques à cet égard ; la figure se rapporte à la moyenne de cinq années 1887-1892 ; les températures extrêmes observées pendant cette période ont été + 50° en juillet 1892 et − 1° en décembre 1889 et janvier 1891. Ghardaïa (32°,35′ Lat. N., 1°,20′ Lat. E.) est à 500 mètres d’altitude environ, au fond d’une large vallée, entourée de plateaux calcaires.
Fig. 47. — Tozeur.
Les courbes indiquent les moyennes des maxima et des minima.
Fig. 48. — Bizerte.