Lorsque l’on se rapproche du littoral, l’amplitude des variations diminue, mais conserve à peu près les mêmes caractères comme en témoignent les courbes de Tozeur ([fig. 47]) et de Bizerte ([fig. 48]) empruntées à Ginestous[99]. Les températures extrêmes observées à Bizerte ont été 0° et + 44°,8 ; à Tozeur − 4° et + 49°. A Paris, les variations journalières sont beaucoup moins amples et beaucoup moins fixes : si on les calcule, comme dans les exemples précédents, sur la moyenne des maxima et des minima, on trouve 5°,4 en janvier et 11°,9 en juillet. A Ghardaïa l’amplitude est toujours supérieure à 20° et approche parfois de 30°.

Fig. 49. — Kayes.

Fig. 50. — Niamey.

Au sud du Sahara, les courbes de température présentent une allure toute différente. A Kayes par exemple ([fig. 49]) (14°,25′ Lat. N., 13°,54 Long. W., Alt. 60m.), la moyenne de quatre années (1902-1905) indique deux maxima, le premier en avril-mai, le second en octobre ; l’amplitude des variations moyennes passe, en chiffres ronds, de 10° en août à près de 20° pendant l’hiver ; les chiffres extrêmes observés ont été de 10° en janvier 1905 ; 47° en mai 1904. Les courbes de Niamey ([fig. 50]) (1906) et de Tombouctou ([fig. 51]) (1905-1906) sont très analogues ; les quelques chiffres que l’on possède pour Zinder, Guidambado et le territoire du Tchad indiquent tous un minimum au mois d’août. Les maxima extrêmes observés, en mars et avril, sont compris entre 45° et 48° ; les minima de décembre et de janvier varient habituellement de 4° à 7°,5 ; Freydenberg a noté − 2° à Kouloa en 1906. La même courbe subsiste pour Porto-Novo ([fig. 52]), mais très adoucie par la proximité de la mer.

Fig. 51. — Tombouctou.

Le contraste très marqué que présentent les courbes thermiques des stations situées au nord et au sud du désert, s’explique facilement par les différences que présente le régime des pluies dans les deux régions ([fig. 53]).