Fig. 52. — Porto Novo.
Les courbes indiquent les moyennes des maxima et des minima.
Dans le bassin méditerranéen, il pleut surtout pendant l’hiver ; au Soudan, pendant l’été, d’où un abaissement de température marqué et une moindre amplitude des variations diurnes, l’air étant moins sec. Comme pour les températures, les chiffres relatifs à la pluie ne portent en général que sur un petit nombre d’années d’observations ; les installations sont parfois médiocres ; les observateurs changent souvent et sont plus ou moins attentifs ; il serait illusoire de vouloir chercher à serrer d’un peu près l’étude du climat du Soudan. La géographie botanique permettra cependant de définir quelques zones, caractérisées, au fond, par l’abondance relative de la pluie. Cependant les différentes courbes sont assez d’accord entre elles, assez conformes à ce que font prévoir les théories météorologiques, pour que l’on puisse admettre quelles représentent en gros l’allure du climat du Soudan.
Fig. 53. — Régime des pluies au nord et au sud du Sahara.
Les hauteurs de pluie sont données en millimètres.
Dès maintenant il est établi qu’il y a de grandes variations dans les quantités de pluie que reçoit annuellement chaque station ; à Kayes on a recueilli 525 mm. 9 en 1902 et 1072 mm. 9 en 1905. A Tombouctou, d’après Yacouba, la pluie aurait varié depuis une dizaine d’années entre 150 et 300 millimètres ; les années 1905 avec 230 mm. 6 et 1906 avec 259 mm. 5 peuvent passer pour bonnes[100].
Fig. 54. — Moyennes des températures d’In Salah.
Les courbes indiquent les moyennes des maxima et des minima.