On ne le rencontre que dans les vallées humides et les mares ; à la mare de Tin Teboraq, les traces laissées sur le tronc par les crues étaient à un mètre du sol. C’est un bel arbre dont le tronc atteint 1 mètre de diamètre. Il est facile à distinguer du talah par ses fleurs qui sont d’un beau jaune d’or et, par son fruit, non en tire-bouchon, qui, à maturité, se découpe en articles contenant chacun une graine. Les fruits de l’A. arabica sont très riches en tanin (jusqu’à 45%) et les indigènes les emploient pour la préparation des peaux, en particulier des filali. Pour simplifier la récolte de ces fruits, les nomades coupent souvent les branches, ce qui donne à l’arbre un port tout particulier (Pl. XVI, [phot. 32]).

Le véritable gommier (Acacia verek Guil. et Per. = A. Senegal L.), bien reconnaissable à sa gousse plate, apparaît dans la zone sahélienne, dès l’Aïr, où il est rare ; il devient très commun plus au sud et forme le fond de la brousse entre le Mounio et le Tchad ; il est abondant dans le Kanem (Chevalier) ; il donne lieu, surtout à l’ouest de Tombouctou, au commerce important de la gomme. C’est le plus souvent un arbuste de 2 à 4 mètres de haut, qui en atteint exceptionnellement 7 à 8.

L’Acacia tortilis Hayne [talah, (ar.), abesar’, (tam.)], et peut-être d’autres espèces confondues sous ce nom, se trouve dans tout le désert, depuis le Sud marocain et tunisien jusqu’au Soudan. Il est très résistant à la sécheresse et se rencontre dans presque tous les oueds. Souvent de petite taille, il atteint avec l’aide de l’humidité une taille d’une dizaine de mètres, et un tronc ’de 0 m. 50 à 0 m. 70 de diamètre.

R. Chudeau. — Sahara Soudanais.Pl. XXVI.

Cliché Cauvin

49. — PATURAGE DANS LA RÉGION D’ARAOUAN.

Cliché Cauvin

50. — PATURAGE DANS LA RÉGION D’ARAOUAN.