Cliché Pasquier

64. — CAMPEMENT DE BELLAH.

Près de Gao.

Pour les tentes, il y a à signaler surtout la grande simplicité des installations touaregs ; la photographie (Pl. XXXII, [phot. 61]) montre à quoi elle se réduit en route ; le bouclier, appuyé contre la tente, et le méhari, indiquent suffisamment le peu de hauteur de ce logement qui ne sert qu’à donner de l’ombre. Lorsque le campement est installé pour quelques semaines, on conserve le toit de cuir, mais placé plus haut (2 m.), et on ferme les côtés au moyen de nattes ; la porte est habituellement au sud. L’installation reste cependant toujours assez primitive chez la plupart des Touaregs ; elle devient à peine un peu plus confortable dans la boucle du Niger, tout en se rattachant au même type ([Pl. XXXIII]).

[106]Chevalier, C. R. Ac. Sciences, 30 avril 1900. — La végétation de la région de Tombouctou, Actes du Congrès international de botanique, 1900, p. 248. — La Géographie, XVII, 3, 1908, p. 201-210, etc.

[107]On trouvera de bonnes reproductions des aspects de la végétation de ces diverses zônes dans Karsten et Schenk, Vegetationsbilder, Iena, 1906 et sv., en particulier, pour le Soudan, [4], Pl. 23 à 30 et, pour le Sahara algérien, [6], Pl. 19-24.

[108]Timetr’in est le pluriel du mot tamtek’, équivalent tamachek de r’aba, la forêt.

[109]A. Chevalier, Ass. française Av. Sc., Paris, 1900, p. 642-656.

[110]Ces beaux liserons forment, dans toutes les parties humides de la zone sahélienne, des fourrés très verts avec de grandes fleurs rouges, épanouies seulement le matin. C’est une plante toxique pour tous les troupeaux. Le poste d’Agadez l’a vérifié à ses dépens, ses chameaux, qui n’étaient pas du pays, ayant brouté ces liserons.