Les phénomènes de dessèchement que l’on observe localement à la limite nord des pluies tropicales, dans la zone sahélienne, tiennent sans doute à des oscillations à courte période, comme on en connaît partout ; elles ne prouvent pas une péjoration générale du climat. Les études précises sont encore trop jeunes au Soudan, pour confirmer pleinement les traditions indigènes, mais l’accord de ces traditions avec la loi de Brückner, loi basée sur l’observation, leur donne du poids et ne permet pas de les rejeter sans une discussion sérieuse, appuyée sur de nombreuses années d’observations.
[171]Rens. Col. Bull. Comité Afr. fr., mai 1907, p. 122.
[172]Lahache (Bull. Soc. Géogr. et d’études coloniales de Marseille, XXXI, 1907, p. 147-185) a donné un bon résumé critique des travaux parus sur le desséchement de l’Afrique française.
[173]C’est ce que Parran a proposé d’appeler des dunes de coteau. Bull. Soc. Géol. Fr. [3], XVIII, 1890, p. 245.
[174]Rens. Col. Bull. Com. Afr. Fr., XVIII., oct. 1907.
[175]L’hypothèse, souvent émise, d’un dessèchement général de la terre, paraît bien discutable.
CHAPITRE VII
QUELQUES QUESTIONS TECHNIQUES
I. Roches. — Roches anciennes. — Roches éruptives récentes (In Zize ; — Ahaggar. — Air ; — Mounio ; — Zinder ; — Melfi ; — Fita). — Provinces pétrographiques à roches alcalines.