II. Latérites. — Latérites. — Grès ferrugineux. — Produits de décalcification.

III. Salines. — Taoudenni. — Bilma. — Les Teguiddas. — Terre d’Ara. — Manga. — Folé.

IV. Les agents désertiques. — Érosion éolienne. — Insolation.

I. — ROCHES[176]

Roches anciennes. — Les roches éruptives, abondent dans tous les terrains cristallins ; elles appartiennent principalement aux deux séries des roches granitiques et des gabbros.

Un granite porphyroïde dont les grands cristaux sont souvent des microclines a été signalé un peu partout, au Sahara, comme au Dahomey ; des pegmatites à pâte rose ou rouge sont abondantes, dans l’Adr’ar’ des Ifor’as, comme dans l’Ahaggar ou l’Aïr.

Des roches de couleur plus foncée, diabases et gabbros, sont également très répandues. De même que les granites, elles sont accompagnées de types porphyriques.

Toutes celles de ces roches qui jusqu’à présent ont été étudiées, sont très semblables à celles que l’on rencontre en Europe dans les formations de même âge (Archéen et Silurien surtout au Sahara), et sont de type banal.

Il y a lieu de noter toutefois que, jusqu’à présent, les filons ou les gîtes métallifères qui, ailleurs, accompagnent fréquemment les roches éruptives paraissent manquer dans une bonne partie de nos possessions africaines. Les minerais de cuivre et de plomb sont faciles à reconnaître et l’on s’explique mal que, si ces métaux existaient au Sahara, les indigènes n’aient su ni les découvrir ni les utiliser. La chose serait d’autant plus invraisemblable que dans la chaîne d’Ougarta [cf. t. I, [ p. 182]] aussi bien que plus au sud, au Congo et dans l’Ouadaï par exemple, le cuivre a été ou est encore exploité par les indigènes. Presque partout d’ailleurs, le fer, dont les minerais attirent moins l’attention et dont la métallurgie est plus difficile, est connu des nègres, et dans tout le Sahara, il existe au milieu des nomades quelques familles de forgerons ; tout le cuivre qu’ils emploient, dans l’Aïr, comme dans l’Ahaggar, provient d’Europe.

Il est donc vraisemblable que cette rareté des filons est réelle et qu’elle ne tient pas aux lacunes de nos connaissances sur le pays.