Sur cette pénéplaine sont venus se greffer des accidents volcaniques importants qui donnent à l’Aïr sa physionomie si spéciale, et justifient presque le nom d’« Alpes Sahariennes » qui lui a été parfois attribué.
Il y a une assez grande analogie entre l’Aïr et l’Adr’ar’ : tous deux qui, par leur latitude, devraient être des tanezrouft, forment, grâce à leur altitude, en plein désert, des sortes de péninsules demi-fertiles ; ils appartiennent, par leur climat et leur végétation, à la zone sahélienne.
Dès le 20° de latitude, les deux massifs jumeaux de Tar’azi et de Zelim annoncent l’Aïr ; l’un et l’autre se dressent, assez à l’improviste, au milieu de la pénéplaine qu’ils dépassent de 500 mètres. Tous deux contiennent des points d’eau permanents, des r’edirs analogues à celui d’In Zize, mais leur caractère volcanique reste à démontrer.
| R. Chudeau. — Sahara Soudanais. | Pl. VI. |
Cliché Posth
11. — KORI TIN TEBOIRAK (SAISON D’HIVERNAGE).
25 km. à l’Est d’Agadez.
Cliché Posth