1, Grès blancs à patine noire (Infracrétacé ?) ; 2, Jaspes et meulières violettes ; A, B, C, D, Diaclases. Les sources de Teguidda n’Taguei sont sur la diaclase D. Les dunes (en pointillé) sont violettes.

Quant au massif de Toureyet, il n’a encore été vu par aucun Européen ; on sait seulement qu’au sud des Taraouadji se trouve une région déprimée, où viennent se réunir de nombreux koris en une rivière unique (K. d’Abrik ?) qui présente sur son parcours quelques mares d’hivernage.

Les Toureyet formeraient, au sud de cette dépression, un petit massif élevé, simple témoin gréseux détaché du Tegama, ou dernier contrefort des terrains cristallins d’Aïr. A coup sûr, le puits de Toureyet est important ; il est situé sur une des grandes routes qui, de Zinder, vont en Asbin et qui est fréquentée par les Ikaskazan ; les alentours renferment des pâturages permanents et il y a toujours des campements au voisinage.

L’origine de cette longue falaise est encore obscure ; elle est peut-être une falaise d’érosion ; mais son importance, son allure curviligne rendent plus probable une faille, en relation avec les éruptions récentes de l’Aïr : de pareils effondrements circulaires abondent, en effet, dans les régions volcaniques.

Quoi qu’il en soit de cette question, j’ai pu relever la coupe suivante, prise au cap que forme la falaise, à l’est des puits de Marandet ([fig. 26]) :

6. Grès jaunâtres à stratification oblique. Ce sont des grès grossiers contenant des grains dont le diamètre varie de 1 millimètre à 1 centimètre. Leur puissance est d’environ 3 mètres, mais il n’en reste ici que des lambeaux ; cette assise augmente rapidement d’importance vers le sud.

5. Grès blancs de même type que les précédents, 5 mètres.

4. Argiles violettes (0 m. 25). Les bois silicifiés abondent dans cette assise. J’ai trouvé, éboulés dans les ravins, des troncs de près de 1 mètre de diamètre. Ces arbres sont certainement des conifères, mais leur très médiocre état de conservation n’a pas permis à M. Fliche de les déterminer avec certitude. On peut hésiter entre trois genres, Araucaryoxylon et surtout Cedroxylon ou Cupressoxylon ; ces deux derniers genres ne sont pas connus avant l’Infracrétacé.

3. Bancs alternant d’argiles violettes et vertes, 10 mètres. Ces argiles contiennent de nombreux débris de Dinosauriens. Le peu de temps que j’ai pu consacrer à l’étude de ce gisement, ne m’a pas permis de trouver de pièces déterminables. Celles que j’ai rapportées, suffisent, en tout cas, à prouver l’âge secondaire des argiles et des grès.

2. Marnes blanches (0 m. 25).