— Et un septième ?… »

Mon interlocutrice se fâche : « Dégoûtant personnage », puis elle appelle : « Pepo, hé ! Pepo. » La porte s’ouvre. Une soie joue un drôle de jeu autour d’une peau vernie. La danseuse ordonne : « Laisse tomber cette sortie de bal. »

Voici l’homme le mieux fait du monde tout nu.

Non. Pas nu, car à vrai dire le vrai, un maillot de crème et de poudre adhère aux moindres plis des aisselles et des cuisses. Je m’inquiète : curieux jersey. Drôle de pâte. Je ne comprends rien à ce torse, à ce ventre laqués. J’avoue préférer les surprises dont se marbrent nos pâleurs. Certes il est triste que nos corps condamnés aux vêtements perdent leur gaîté et finissent par prendre la mine des exilés, loin de leurs frontières. J’aime la couleur d’une peau bien cuite, la parure des bains de soleil, mais tous ces étalages des graisses brunes, rouges sur un corps…

La danseuse de l’homme le mieux fait du monde m’interrompt : Tu nous ennuies. Ne l’écoute pas, mon pauvre Pepo. Un discours qui commence et nous passons dans dix minutes. Tu sais, il ne comprend rien.

Femme, petite femme, je ne t’emmènerai jamais aux champs. Tu maquillerais le cœur des marguerites, tu poudrerais les pissenlits !

Elle hausse les épaules. L’homme le mieux fait du monde regagne sa loge. Il ne me reste qu’à suivre, sans conviction, les préparatifs de la danseuse qui, fidèle aux promesses des affiches : « Fête sur l’étang », clignote, libellule.


Trois coups.

En scène pour le 1.